Partage de maman

Le décès d’un proche

Le décès d’un proche, dans une famille, arrive toujours un moment ou un autre.
j’en ai fait l’expérience, il y a 9 mois.
Comment expliquer et accompagner ses enfants lorsque l’on perd quelque-un de cher.
Quels mots utiliser et lesquels ne pas utiliser.
Comment faire pour les protéger de notre propre chagrin et souffrance face à cette tragédie.
Je n’ai pas la formule magique et je ne suis pas psy mais j’ai traversé cette épreuve, et je peux par cette expérience avec mes filles vous parler de mon histoire.
Peut-être que cela vous aidera ou pas.
Mais, JE PEUX vous confier que cela m’aide énormément de partager cela avec vous.

Ma soeur de 1 an ma cadette, a toujours était dépressive.
Manque de repère et de structure de nos parents mais aussi un déséquilibre biologique.
Elle se soignait via une phycanalise et un traitement.
Tantôt, elle le suivait et d’autres fois non.

Quelques années plus tard , elle donne naissance à une petite fille.
Elle l’allaite 1 an, et durant cette période, de la grossesse à l’allaitement, elle ne s’est jamais sentit aussi bien, sûrement les hormones.
Puis, sa fille grandit, et rentre en maternelle.
Transition très difficile à passer.

Elle n’était pas prête à la voir grandir et s’épanouir dans ce nouvel environnement.
Elle commence à déprimer, mais cette vision lui fait horreur.
Elle ne veut pas revivre cet état,qui l’empèche de respirer.
J’essaie de l’accompagner au mieux , mais j’ai aussi mes propres problèmes et mes 2 filles.
Je ne peux pas lui donner l’amour et le soutien qu’elle attend . Pas celui qu’elle désire obtenir de moi.
Je peux lui offrir que ce que je peux lui donner.
Malheureusement, elle n’arrive pas à remonter la pente et personne ne se doutait qu’elle était si bas.

Et le geste irréversible se produit.

Ce fameux lundi soir, la nouvelle me met Ko.

Elle s’est suicidée, elle s’est jetée d’une falaise .
Elle l’a fait, elle laisse derrière elle, mari et enfant.
Mais aussi, une soeur et ses nièces qui l’aiment énormément.
Et là, c’est moi qui dois l’annoncer à mes filles.
Je suis anéanti, mais je dois me battre pour elles .
Elles sont ma raison de vivre et pour elles,je dois vivre.

Mon mari et moi avons fait le choix de ne pas leur mentir, leur dire la vérité avec des mots simples et bien choisis.
Donc, je leur annonce que leur tante est morte, qu’elle a sauté d’une falaise.
Je leur explique pourquoi elle l’a fait , et que Chloé les aimait beaucoup.

On en a beaucoup parlé, j’ai répondu à leurs questions.
D’ailleurs, je me souviens d’une question très surprenante ,de ma plus grande ,de 7 ans.
Elle voulait savoir, si les dents s’étaient cassées.

Vous imaginez la vision d’horreur,qui arrive comme un flash devant mes yeux.

Mais je mets mon émotion de côté pour lui répondre et éviter les tabous. Car je pense qu’il n’y à rien de pire que les tabous.
Un autre jour, elle m’a demande si je voulais moi aussi me suicider.
ça m’a rendu triste, j’avais les yeux remplis de larmes.
Je lui est répondu que non.
Que je ne les laisserais pas et que j’aimais la vie.

Elle s’interrogait sur la cause de la mort, qui pouvait être accidentel, que, peut-être, Chloé, n’avait pas fait exprès de tomber.
Pour cette question, je ne dis, ni que c’est faux, ni que c’est vrai.
Je l’ai laissé faire l’histoire qui lui convient afin d’accepter ce drame.

Les enfants n’ont vraiment pas le même rapport que nous avec la mort.
Ils ont moins de tabou.
En plus des échanges, j’ai utilisé des supports visuels, des livres.
La maîtresse, de ma plus petite, m’a conseillé « au revoir Blaireau' », un livre qui explique la mort.

9 mois après ce drame, Emmanuelle, m’à plus grande, me pose encore des questions.

Elle arrive à sortir sa tristesse et mettre des mots sur ses émotions.
Raphaelle, 4 ans, elle, n’en parle pas beaucoup.
Elle ne comprend pas bien cette notion de « MORT' ».

Cela la rend triste, elle le comprend.
Mais elle n’aime pas en parler.

Au début,en parlant avec elle, j’ai appris, qu’elle ne voulait plus me voir pleurer.
C’était très important pour elles aussi, de faire une cérémonie afin de lui dire ‘adieu’.

Si vous traverser ce drame, je vous conseillerais ,de beaucoup en parler avec vos enfants.

D’essayer de répondre à leurs questions, les plus surprenantes ou bizare soient- elles.

De participer aux funérailles.

Dans nos sociétés, les enfants, sont souvent exclus des funérailles.

Et enfin,de les accompagner avec des lectures consacrées à ce sujet.
livres proposés en bas du site.

A ma soeur

Parler de la mort avec le film Coco:Article provenant de https://www.huffingtonpost.fr.

« Coco » de Disney, le film parfait pour parler de la mort avec les enfants

En plein « Día de Muertos », la fête des morts célébrée au Mexique, difficile de passer à côté de ce sujet compliqué.

PSYCHOLOGIE – Le Pays des Morts a beau scintiller de mille couleurs et vibrer aux rythmes des musiques jouées à chaque coin de rue, il n’en reste pas moins un monde dans lequel la vie n’est plus. « Coco », le nouveau film des studios Disney-Pixar, qui sort au cinéma ce mercredi 29 novembre, se déroule en plein « Día de Muertos« , la fête des morts célébrée chaque année par les Mexicains début novembre.

Miguel, 12 ans, rêve de faire de la musique, comme Ernesto de la Cruz, son idole. Mais dans sa famille, interdiction de jouer d’un quelconque instrument ni d’écouter ne serait-ce que quelques notes de musique. Le jour de la fête des morts, pour des raisons que vous découvrirez dans le film, ce garçon se retrouve propulsé dans le monde des morts. Il évolue ainsi dans ce pays parallèle haut en couleur aux côtés de défunts, tous représentés par de délirants squelettes.

La plupart des Disney composent avec la mort (qui a oublié la terrible chute de Mufasa dans « Le Roi Lion »?) mais ce nouveau film d’animation en fait son thème principal. Pour les plus petits, ce sera peut-être la première confrontation avec la mort. Si ce n’est pas le cas, après 1h45 à côtoyer autant de squelettes et de défunts, ils risquent d’avoir quelques questions pour leurs parents, pas forcément prêts à y répondre.

« Est-ce que tu vas mourir un jour? »

Avant d’emmener les enfants au cinéma, pas besoin d’avoir avec eux une petite discussion sur ce qu’ils s’apprêtent à voir. « Attendez la fin du film et soyez attentifs aux questions des enfants, qui viendront d’elles-mêmes si elles se posent. S’ils n’en posent pas, peut-être qu’ils n’ont pas du tout perçu le film ainsi », souligne Florence Beuken, thérapeute familiale, contactée par Le HuffPost.

De manière générale, chaque enfant commence à se poser des questions sur la mort à un moment ou à un autre. Vers 4 ou 5 ans, selon Florence Beuken. « Ils commencent à se demander: ‘est-ce que tu vas mourir un jour?’ Mais c’est propre à chaque enfant, ça peut arriver plus tôt s’il y a un décès dans la famille », explique-t-elle. Ou après avoir regardé un tel dessin animé.

Dire la vérité, avec simplicité

L’essentiel, c’est « de dire la vérité. L’enfant ne peut se construire que face à un adulte qui dit la vérité. Cela ne sert à rien d’employer des métaphores comme ‘il est monté au ciel’ car on se retrouve ensuite à devoir expliquer comment c’est possible », explique auprès du HuffPostChristine Barois, psychiatre et pédopsychiatre. Florence Beuken est du même avis: « mieux vaut ne pas dire des choses comme ‘on s’endort pour toujours’ ou ‘il est parti’. Il faut dire les choses très clairement. Par contre on peut admettre qu’on ne sait pas ce qu’il y a après. Le mieux c’est la simplicité, c’est d’expliquer que la mort c’est définitif, qu’on ne verra plus la personne », détaille-t-elle.

« Pourquoi dans ce pays il n’y a que des squelettes? » « Pourquoi le monsieur il a disparu? » « Ça veut dire quoi être mort »? « Pourquoi Coco (l’attachante arrière-grand-mère de Miguel) elle pleure quand elle pense à son papa? » Si ces questions fusent à la sortie de la salle de cinéma, pas de panique. « Coco » regorge de bonnes accroches pour avoir une bonne discussion avec votre enfant.

La fête des morts permet par exemple d’évoquer le deuil. Le Pays des morts, quant à lui, peut vous aider à répondre à la question « Où vont les morts? ». Tout en précisant, en fonction de vos croyances, qu’un défunt ne va pas forcément dans un tel au-delà coloré. « Quand on est athée, on peut dire qu’on se transforme en poussière. ‘Le Roi Lion’ en est un bon exemple », précise Christine Barois.

Quelles que soient les questions que l’enfant pose ou pas, ce genre de films à son importance. « Ce sont des façons détournées d’aborder des thématiques compliquées », admet Florence Beuken.

Et au bout du compte, ce n’est certainement pas le plus petit qui sortira de la salle embêté mais bien le parent. Comme le souligne Christine Barois, « oui les enfants se questionnent beaucoup sur la mort, ce qui inquiète avant tout les adultes. Ces derniers ont peur d’avoir mal, d’être touchés, ont conscience d’avoir envie de faire plein de choses de leur vie. »

Lire aussi :

• Comment expliquer la mort aux tout petits

• Comment les parents peuvent donner confiance à un enfant angoissé

• Comment parler de politique à vos enfants

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